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title: "Faites-vous du « vibe management »?"
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published_at: "2026-09-20T19:50:28+00:00"
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  - "Atypique"
  - "Charge mentale"
  - "Gestion"
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On entend beaucoup parler de *vibe coding* par les temps qui courent, en particulier sur LinkedIn. Cette approche qui consiste à laisser l’IA générer du code en se fiant au résultat immédiat, sans trop se soucier de l’architecture ou de la solidité de l’application à long terme. Cela est très efficace pour tester des idées et faire des prototypes… Mais plusieurs remettent en cause la stabilité et la sécurité de ce genre de code (malgré que ça s’améliore à grande vitesse aussi de ce côté). Ce qui est sûr, c’est qu’il faut des connaissance et compétences pour aligner efficacement ce type de développement afin d’obtenir un produit final à la heuteur des attentes.

## Mais qu’en est-il du **vibe management** ?

**Image générée avec Gemini*

Comme pour la création rapide de code, le vibe management consiste a utiliser un agent et des prompts pour rédiger des documents, créer des graphiques et générer des réponses ou un plan d’action face à une situation que l’on doit gérer.

L’expression comme tel n’est pas nouvelle. Elle puise ses racines dans la mode des [Chief Vibe Officers (CVO)](https://www.atlassian.com/team-playbook/plays/chief-vibes-officer)
 apparus dans les années 2010 pour dynamiser la culture d’une organisation.

*Dynamiser dans le sens « positif » et « renforcement d’équipe » du terme.*

Mais cette approche n’est pas sans conséquences… Une culture axée uniquement sur le « cool » n’a jamais été un gage de performance. Pire encore : Imposer la bonne humeur permanente et l’absence de limites claires (entre le personnel et le travail par exemple) peuvent marginaliser notamment les profils atypiques (TDAH, TSA), qui préfèrent la prévisibilité et un espace qui leur ressemble personnellement.

Un club de jeu de société le midi peut souder une équipe, mais peu aussi épuiser ceux qui n’y vont que pour être dans la « vibe positive » (je mets ces guillemets avec tout le sarcasme que vous pouvez imaginer).

## Un agent IA comme consultant managérial ?

L’isolement se produit aujourd’hui à tous les niveau d’une entreprise. Parmi les employés qui doivent être plus efficace et productifs, mais aussi chez les gestionnaires et la direction, qui doivent plus que jamais savoir réagir dans l’instant, peut importe la situation qui se présent et leur degré de confort ou de compétente par rapport à cette-ci. L’agent IA devient alors **le conseiller de proximité**, prêt à répondre jour et nuit, toujours avec des éléments bien formulés, en plu de n’être jamais bête ou insultant dans son accompagnement.

Aujourd’hui, ce phénomène touche particulièrement les dirigeants uniques de petites entreprise et d’OBNL (sans équipe de direction), ainsi que les solopreneurs. Consulter le C. A. ou le comité aviseur (quand il existe), ou de se faire accompagner par une ressource de confiance impose du temp et des délais. Pourquoi ne pas juste demander à Claude ou ChatGPT, « des fois » qu’il m’aiderait à trouver comment réagir?

C’est une belle solution en apparence; et la plupart du temps, c’est effectivement le cas… À court terme. Sans le réaliser ce dirigeant à risque tôt ou tard de se retrouver isolé face à un défi, car la décision prise en 5 minutes ne peut pas s’aligner avec la planification stratégique.

Le vrais piège, c’est de choisir de plus en plus de se concenter de ces validations instantanées et de découvertes de nouveaux concepts en 5 minutes. Si cette gestion à la vibe ( que je traduirais par **« au pifomètre »** ) offre une vraie souplesse et de l’espace pour respirer au quotidien, la perte de lignes directrices et l’éloignement par rapport à la planification stratégique sont des risques réels. Le parallèle avec le *vibe coding* devient ici évidement selon moi et met en lumière ces risques majeurs.

## 5 parallèles entre *Vibe Coding* et *Vibe Management*

Si c’est autant utilisé, c’est qu’il y a des avantages immenses et immédiats à travailler de cette façon. Mais dans les 2 cas, il y a des risques…

## Faiblesses du vibe coding

1. Le code est généré par prompts non standardisés et le contexte du moment, sans architecture explicite.
2. On privilégier le besoin immédiat pour débloquer des situations sans lourdeur évaluer l’impact à long terme.
3. On empile du code spaghetti produit par IA sur le serveur, qui ne sera plus efficace en production (si la même donnée est enregistré dans 2 tables différentes par exemple).
4. Les déploiements en production se font dès que ça fonctionne, plutôt qu’après une validation via un banc de tests utilisant des standards reconnus.
5. Très souvent il n’y a pas de référence ni de documentation structurée et cohérente à chaque ajout de fonctionnalité. En cas d’erreur critique, aucun développeur pourra débugger rapidement l’infrastructure pour remettre en ligne.

## Faiblesses du vibe managing

1. La réaction aux urgences est traitée par des prompts rapides et on s’ajuste face aux imprévus du quotidien sans se référer aux processus approuvés, mais rigides (pas le temps pour ça de toute façon).
2. On suggère un nouveau projet « passionnant », dès qu’un client lance une idée, sans documenter le pourquoi ni les objectifs à long terme.
3. Les règles de fonctionnement restent non écrites, ou demeurent dans la conversations avec l’IA. Chacune a son propres historique et la documentation officielle est de moins en moins tenue à jour
4. Lors d’un départ clé ou d’un changement de marché, la mémoire d’entreprise se perd. Parfois, l’équipe s’effondre parce que la connaissance résidait dans l’intuition de quelques individus.
5. Meme si le plan stratégique est disponible a tout le monde, les propositions ne sont pas confrontées face à ce dernier pour assurer l’alignement de chacune des suggestions.

Tôt ou tard, l’entreprise accumule une dette organisationnelle compensée uniquement par l’engagement – ou le sur-engagement – individuel. **La vision à long terme se perd au profit du gain immédiat.**

## L’éloignement du (payant) volant d’inertie

Ce danger survient lorsque cette réactivité du quotidien remplace la vision stratégique.

Dans son livre *Good to Great*, Jim Collins explique que la réussite durable repose sur l’effet volant d’inertie (*[Flywheel Effect](https://www.jimcollins.com/concepts/the-flywheel.html)*) : une poussée constante, patiente et disciplinée dans une seule et même direction.

Si vos sessions de travail avec l’IA vous amènent à pivoter de cap tous les deux mois, vous remettez ce compteur d’inertie à zéro à chaque fois. L’entreprise cesse de progresser et s’épuise dans la « boucle de la ruine » (*Doom Loop*). Si vous avez défini des [objectifs OKR](https://polynectar.com/integrer-planification-strategique-et-plan-action/)
, ils risquent forts de devenir de plus en plus inatteignables, simplement par qu’ils seront sortis peu à peu des facteurs décisionnels.

Le « *vibe management* » n’est pas un ennemi : Ça devient un excellent carburant tactique pour naviguer dans le brouillard du quotidien. Mais il doit rester un outil d’exécution ancré dans les documents de référence, jamais un substitut à une planification stratégique réfléchie et à des limites de gestion bien implantées.
